Natty Jean (FR)

Présenté comme le renouveau du reggae africain, Natty Jean nous vient tout droit du Sénégal où il a fait ses premières armes sur les scènes hip-hop dakaroises et les productions locales. Mais vite lassé d'un univers hip-hop qui ne lui correspondait plus, Natty Jean trouve un nouveau souffle dans le reggae.

Il puise dans le son jamaïcain, et particulièrement dans celui de la jeune garde de Kingston (Sizzla, Jah Mason, Jah Cure… ) qui lui donne envie de prendre une nouvelle direction musicale. Il explore dès lors de nouveaux horizons mêlant le rap aux influences africaines, jamaïcaines et américaines.

Cette exploration le mène en 2007 à Bamako au Mali où il rencontre le célèbre producteur Manjul («dub To Mali», Takana Zion, bishop...). Ils travaillent ensemble sur son premier album « Santa Yalla », un opus à la croisée du reggae roots, de la dancehall et des intrus acoustiques traditionnelles. Natty a un flow unique et précis qu'il pose sur des textes majoritairement écrits en wolof (même si l'on trouve quelques titres en anglais et en français). Chaque note est une immersion dans l'univers de son pays natal : Natty se fait témoin d'une jeunesse africaine qui, lasse de toujours regarder en arrière, privilégie une approche positive et une confiance en un avenir meilleur. La plupart des textes offrent ainsi un panorama de l’état de la jeunesse ouest africaine, de ses préoccupations, de ses rêves, et de son ouverture sur le monde, loin des clichés misérabilistes. Le message de Natty Jean est combatif et toujours positif, il croit en son peuple et entend semer l'espoir.

Puis l’histoire se poursuit en Afrique. En octobre 2012, Natty Jean retourne sur sa terre natale aux côtés de ses compagnons de route Danakil. C’est une belle tournée qui débute, et les sénégalais découvrent enfin l’enfant du pays et les fruits de son travail depuis plusieurs années.